Après un moment d’absence, le site unebouteillealamer.com revient sur la toile.
Soyez la première personne à inaugurer cette réouverture en jetant votre première bouteille à la mer (en cliquant sur la rubrique « lancer »).
Quelque part, quelqu’un…
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Quelque part, quelqu’un…
À cette belle inconnue âgé de 45ans croisée sur le boulevard,
Votre sourire m’a touché profondément. Bien que nos chemins ne se soient croisés que brièvement, votre simplicité et votre beauté ont illuminé ma journée. Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre famille. Peut-être un jour nos regards se croiseront de nouveau.
Avec mes meilleurs vœux,
Un passant qui n’oubliera pas votre sourire…je reviendrai visiter la France juste pour vous…
En vous lisant,
je me demande si votre rencontre n’est qu’une affinité de hasard avec le poète Antoine Pol qui, en 1911, développait cette belle idée mélancolique qui inspira, plus tard, Georges Brassens à la mettre en chanson. Ou si vous connaissiez déjà cette filiation fertile, dans laquelle vous vous inscrivez ?
Quoiqu’il en soit, je vous recopie le texte du poème « Les Passantes », de A. Pol et vous engage à écouter la chanson du barde de Sète.
Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais
À celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui
À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu’on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main
À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d’un être trop différent
Vous ont, inutile folie
Laissé voir la mélancolie
D’un avenir désespérant
Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin
Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir